Pétition Arrêt sur Images

20 06 2007

Une  pétition pour le maintien de l’émission Arrêt sur Images sur France 5 circule en ce moment. Même si je ne suis pas convaincu de son utilité (je doute que France Télévision pense avoir des comptes à rendre à nous qui la finançons) elle mérite d’être signalée et signée.




ASI c’est fini

18 06 2007

C’est sur le site du Point que la nouvelle définitive fut annoncée cet après midi : Arrêt sur Images, l’émission de décryptage télévisuel de Daniel Schneidermann disparaît après 12 ans d’existence. Au passage, s’il n’y a pas de lien vers Le Point dans ce billet c’est que le contenu de leur article a été modifié dans la soirée, transformant une nouvelle plutôt neutre en un propos anti-Schneidermann. On peut retrouver quelques traces de l’information originelle sur le blog de Daniel Schneidermann qui relate lui aussi la conclusion de cette déplorable histoire.

Comme j’en ai déjà parlé ici, je suivais cette émission depuis des années. Pas avec une régularité sans faille car l’émission n’a pas toujours, au cours de ces 12 années, été parfaite. Fâcheuse tendance à couper les cheveux en quatre à ses débuts. Manque de crédibilité quand de nombreux journalistes (en particulier de TF1) boycottaient le plateau. Passage à vide épisodiques causé par le turn-over des chroniqueurs et enquêteurs. Animateur qui faisait parfois preuve d’une intransigeance pesante.

Néanmoins, Arrêt sur Images était la seule émission à porter un oeil critique sur la télévision. La seule à nous montrer sans distinction les turpitudes que masquent les plateaux des chaînes publiques comme privées. La seule à se permettre d’ironiser sur les montages opportuns, les débats politiques complaisants, les rumeurs montées en épingle.

Arrêt sur Images était une émission exigeante, qui réclamait un peu d’effort de réflexion au télespectateur. Très certainement, ce ne devait pas jouer en faveur de l’audience. J’ai pu lire qu’elle “devait être remplacée par une émission d’actualité et de décryptage des média”. Pourquoi la remplacer par une émission du même type ? Parce que France 5 envisage un format plus “fédérateur”, genre le journalisme de Morandini ? Ou une équipe plus consensuelle, qui éviterait les sarcasmes sur, par exemple, les piètres performances oratoires de notre président au G8 ?

Si les émissions un tant soit peu intelligentes et acerbes n’ont plus leur place sur les chaînes publiques, quelle place leur reste-t-il ?




Si Sarkozy n’était pas là vous seriez tous en Socialie

10 01 2007

Samedi dernier, j’étais impatient de voir Kim wilde et Jimmy Sommerville chanter des vieilleries (et pas en playback, s’il vous plait) dans une émission 80s sur France 2.
Malheureusement pour mes oreilles, les 80s furent aussi une période de gloire pour Michel Sardou. C’est pourquoi le troubadour réactionnaire vint lui-aussi pousser la chansonnette et même nous gratifier d’un inédit.

J’en profitai pour ironiser un peu : “Viens voir, c’est la nouvelle chanson de Sardou à la gloire de l’UMP !” Mais je cessai rapidement de rire quand je me rendis compte qu’effectivement, les paroles avaient été écrites par Sarkozy ! Je vous livre mes thèmes de campagne passages préférés :

  • La France, tu l’aimes ou tu la quittes !
Parlons aussi fraternité
D’où que tu viennes, bienvenue chez moi.
En sachant qu’il faut respecter
Ceux qui sont venus longtemps avant toi.
  • Flexibilité, les chômeurs c’est des feignasses de profiteurs :

Dire aux hommes qui se sont échoués
Qu’on peut refaire sa vie plusieurs fois
Sans un mot tout recommencer
Se prendre en charge, et pas charger l’État.

  • Mort à “l’enfant-roi post-soixante-huitard”, méritocratie, travailler plus pour gagner plus :

Dire aux enfants qu’on va changer
L’éducation qu’ils ont, par celle qu’ils n’ont pas.
Ajouter qu’il faut travailler
Riche et célèbre,
c’est comme un chèque en bois.
[amusant venant de Sardou !]

  • Spéciale dédicace au Medef : et si on allégeait le code du travail ?

Parlons enfin des droits acquis
Alors que tout, tout passe ici bas.
Il faudra bien qu’on en oublie
Sous peine de n’plus jamais avoir de droits.

Finalement, ce qui m’attrista le plus fut d’entendre le public applaudir comme un seul homme à la fin de ce ramassis de propagande…




Plus de sites de tablatures ?!

5 11 2006

Bon je débarque après la bataille, mais je vous relate quand même.

Heureux possesseur de Guitar Pro 4, je voulais rechercher hier une tablature sur MySongbook. Ca faisait un moment que je n’avais pas visité ce site. Pas de besoin, et puis à vrai dire je ne l’aime pas trop. Pages de pub, réactions indolentes à mes clics, bandeaux de pub, contenu trop souvant décevant, popups de pub… et puis je ne sais pas s’il génère des bénéfices mais je ne suis pas d’accord avec tant de pub et des accès payants alors que le contenu est entèrement l’oeuvre de contributeurs bénévoles.

Mais là n’est pas le sujet. Hier, donc, en arrivant sur MSB, je me rends compte que le contenu est complètement inaccessible. Le constat est le même sur MxTabs, sur Powertabs archive. Quant à l’historique OLGA, il est lui aussi fermé.

La cause de tout celà ? La société de droits d’auteurs MPA (Machine à Procès Américaine ?) menace les sites de paroles et de tablatures de poursuites. Epaulée par des consoeurs européennes, elle obtient vers juin 2006 la femeture des sites que j’ai indiqués.

Bien entendu, cette action est justifiée par le fait que la publication de partitions est soumise aux droits d’auteur et que les sites délinquants piratent le revenu des éditeurs de partitions. Sur le fond, ils ont raison, et puis ce n’est pas facile et ça prend du temps de réaliser une partition. Je le sais, je m’y suis même essayé. D’ailleurs, je serais prêt à me délester de quelques deniers pour avoir une partition de qualité profesionnelle, disons des Pixies. J’en ai justement faites il y a quelques années car il n’en existait pas en format papier et celles de MSB n’étaient pas terribles. Cherchons donc les mots magiques : “download sheet music“. Au moment de ce test, je tombe sur ces sites commerciaux :

  • musicnotes.com : pour environ $5, on peut télécharger des scores à imprimer au moyen d’un logiciel propriétaire. Bien entendu, le score ne contient pas toutes les pistes, par contre il existe plusieurs scores pour une même chanson, avec des pistes différentes.
  • sheetmusicdirect.com : pour $7, on trouve des scores au format “scorch”. Un peu mieux, ce format permet de faire un playback en midi et, il semblerait, des transpositions. par contre, là aussi, il faut raquer pour chaque piste.
  • sheetmusicnow.com : propose de télécharger des scores imprimables de jazz et de classique. Donc hors sujet et en plus, il s’agit certainement de musique libre de droits. Je pense qu’elle pourrait légalement avoir sa place sur des sites gratuits.

On le constate, l’offre est pauvre, elle est très chère (on doit pouvoir avoir des songbooks papier pour le prix d’une poignée de ces scores “numériques”). Et bien entendu, pas de Pixies ! Une autre recherche me confirmera d’ailleurs qu’il n’en existe toujours pas au format papier.
J’en viens à ma conclusion… Comme pour la musique numérique, l’industrie musicale se rend compte avec plusieurs années de retard que l’absence ou l’obsolescence (je parle du format papier) d’offre légale a été comblée par une alternative gratuite, donc illégale. Cette industrie n’a aujourd’hui pas d’alternative légale compétitive et attrayante à proposer. Par conséquent elle verrouille le marché en interdisant toute offre gratuite jusqu’à ce qu’elle accouche d’une solution payante. Gageons que dans deux ou trois ans, l’industrie nous proposera une offre respectueuse du droit d’auteur, onéreuse et inadaptée à la demande et aux technologies existantes.