Soirée Joy Division au Gibus

22 09 2007

A l’occasion de la sortie du film Control, Agnès B. organisait le 12 septembre le vernissage d’une expo photo consacrée à Joy Division suivi d’un concert au Gibus.

Frustration au Gibus le 12/09/2007

Passage donc à la boutique Agnès B. qui très vite me met mal à l’aise. Quelques photos de Ian Curtis avec ses fringues de prolo sont perdues au milieu de pulls et chemises à 150€. L’apparence de la plupart des visiteurs renforce cette oxymore et je quitte rapidement cet environnement branché-bcbg.

Le Gibus se remplit péniblement d’un mélange de goths et de ce que j’imagine être le lectorat jeune de Philippe Manoeuvre. Le concert démarre à 22h passées après une interminable série de remixes post-punk malheureux.

Viande Pétröle


Je découvre ce groupe “cold-wave expérimentale”. Leur musique est plutôt monotone, répétitive. Sur la scène, le duo n’est pas très dynamique . Je reste léthargique et le public ne s’enthousiasme guère plus. Peut-être plutôt de la musique de soirée que de concert.

Viande Pétrole - Le Gibus - 12/09/2007Viande Pétrole - Le Gibus - 12/09/2007

Frustration

Frustration débute vers 23h, je sais que je devrai partir avant la fin et ça gâche le plaisir de les voir. La sono n’est pas terrible mais le public est réceptif au post-punk énergique des Frustration. “On The Rise” semble le morceau qui sucite le plus de réaction des fans qui font bien remuer les premiers rangs.

Frustration - le Gibus - 12/09/2007Frustration - le Gibus - 12/09/2007

 

Frustration - le Gibus - 12/09/2007

Le départ me laisse insatisfait. Insatisfait de manquer les derniers morceaux -peut-être des nouveaux, de surcroit.

Et insatisfait que Joy Division ait pu servir de prétexte à un happening publicitaire pour une marque de fringues onéreuses .

D’autres photos de Frustration et Viande Pétrole au Gibus




Frustration au Gibus le 12/09/2007

11 09 2007

Ben j’ai failli louper le passage de  Frustration au Gibus le 12/09/2007

Frustration au Gibus le 12/09/2007

 

 

…qui sera aussi à la Loco le 19/09 , puis à Clermont-Ferrand et à Saint-Etienne en octobre




Suggestion pour la fête de la musique

15 06 2007

Lecteur francilien, le groupe cold wave / new-wave No Tears t’offre trois opportunités d’aller les écouter  jeudi 21 juin :

  • 18h45 : Le Plessis-Robinson (92) - Jardin de Robinson
  • 20h45 : Cachan (94) - Rue Guichard
  • 23h00 : Châtenay-Malabry (92) - Place Voltaire

ainsi qu’une session de rattrappage le 30 au Parc Heller à Antony (à partir de 14h00).

Mais céquoidon No Tears ? La réponse est sur Myspace.




Des nouveaux bitoniaux last.fm !

12 05 2007

Quelle excitation ! Last.fm propose des nouveaux bitoniaux pour surcharger embellir mon blog. En plus des différents styles de “charts” (qu’on pouvait déjà ajouter à Wordpress, moteur de ce blog, grâce au plugin Scrobbler), il est désormais possible de diffuser de la musique !

Je peux donc dorénavant vous infliger une playlist de mon cru. Vous pouvez l’écouter grâce au bidule flashy que vous ne manquerez pas de trouver dans la barre latérale.

La révolution majeure de l’intarweb de ces dernières années était Myspace : un site qui permet à l’internaute d’écouter 73 morceaux de musique différents en même temps ! Aujourd’hui, last.fm permet à n’importe quel blog de se joindre à cette symphonie post-moderne !

Ou pas : la fonction “autostart” du diffuseur last.fm a la décence d’être désactivée par défaut.

Trève d’ironie, j’éspère que vous aurez la curiosité découvrir un peu de mon univers musical.




Cinéma Strange, Charles de Goal et pleins d’autres au Festival de l’Erèbe

24 02 2007

Direction la Locomotive ce dimanche 19 février pour le festival “gothique” de l’Erèbe. Deux scènes sont prévues mais des investigations rapides sur les groupes m’apprennent que la scène principale sera plutôt orientée métal. J’arrive à 17h et me dirige donc illico vers la petite scène.

La salle est comble pour la fin du concert de Voices of Masada. Exactement ce à quoi je m’attendais : du gothic-rock bateau… Les musiciens semblent autant s’ennuyer à jouer que moi à écouter.

Voices of Masada, La Loco, Paris, 18-02-2007

Voices of Masada, ça t’emballe le morcif (dans du vinyl)

Vient ensuite Deadchovsky. Des guitares au son très chargé d’effets (genre Violet Stigmata), des plans sonnant parfois trop Christian Death, de multiples changements de tempo qui déstructurent parfois trop les morceaux… Et pourtant les chansons dissonantes de Deadchovsky se laissent écouter et leurs signes d’auto-dérision m’arrachent même un petit sourire en coin.

Deadchovsky, La Loco, Paris, 18-02-2007

Le guitariste androgyne de Deadchovsky pourrait encore embellir sa poitrine !

Le buzz autour de Katzenjammer Kabarett, qui avait ouvert pour les Dresden Dolls dès sa naissance il y a 2-3 ans, sucitait ma curiosité. Le résultat n’est pas très enthousiasmant : les mélodies ne retiennent pas vraiment l’attention, la guitare est à nouveau trop travaillée à mon goût (à la Violet Stigmata) et la chanteuse sonne tellement comme Siouxsie qu’on se demande si elle lui verse des royalties.

Par contre, on constate très vite qu’il y a beaucoup d’ego sur scène ! Dès son entrée et entre chaque morceaux, la chanteuse réclame l’approbation du public qui, peut-être de guerre lasse, finit par la lui donner. “Vous pouvez faire mieux ! ” nous lance-t-elle. “Ben eux aussi”, me fait remarquer mon copain Seb.

Katzenjammer Kabarett, La Loco, Paris, 18-02-2007

Katzenjammer Kabarett : “Ya plein de bons concerts après !” Je confirme, ils sont après.

Violet Stigmata, le groupe suivant, j’ai déjà vu et il y a quelques morceaux du premier album que j’aime bien. Ca tombe bien, ils commencent par ceux là. Malheureusement, les chansons que je ne connais pas ne se distinguent guère de celles que je connais déjà. Une guitare avec encore trop d’effets à mon goût (à la Violet… euh…), je jette l’éponge.

Violet Stigmata, La Loco, Paris, 18-02-2007

Violet Stigmata : “Touchez ma bosse, Monseigneur !”

Le planning menaçait de m’obliger à choisir entre Charles de Goal et Cinéma Strange. Mais par bonheur, la scène principale avait du retard et je m’apprêtais à découvrir (sur le tard) Charles de Goal dans une salle rendue exsangue par la concurrence de Collection d’Arnell-Andréa.

Collection d'Arnell-Andréa, La Loco, Paris, 18-02-2007

Collection d’Arnell-Andréa. C’est pas mon truc.

Quelle claque ! Une batterie sèche, des guitares abrasives, quatre grisonnants animés par le rythme de leur musique. Le public est gagné par cette énergie post-punk et les applaudissements de la salle moitié vide valent bien ceux de la même salle alors pleine lors des concerts précédents. Le public ne cessera d’ailleurs de s’accroitre tout au long du concert.

Charles de Goal, La Loco, Paris, 18-02-2007 Charles de Goal, La Loco, Paris, 18-02-2007

Charles de Goal : C’est r’parti comme en 80, bon sang de bois !

Il est temps de regagner la grande salle pour Cinéma Strange. Pendant la balance, la scène est occupée par des “conteurs” puis par un gars qui fait de la musique occitane avec sa bouche. C’est à mon avis tellement hors-sujet que je salue ces courageux artistes.
Le premier et dernier concert de Cinéma Strange à Paris date de 2002 et il s’était déroulé dans des conditions techniques calamiteuses… Il est plus que temps de réparer cet affront. Ils entrent en scène en arborant comme à chaque fois un nouveau look. On constate que le batteur n’est pas là. C’est un peu dommage car il apportait une énergie différente, plus rock. Qu’importe, ils assurent aussi avec une boite à rythme.

Le bassiste diffuse toujours son charisme magnétique. Pourtant le jeu de scène de Lucas Lanthier s’est encore enrichi. Ce détective en talons aiguilles prête vie à ses paroles dans un style tout droit issu du film muet. Le concert devient un spectacle dont l’impact visuel me procure de multiples moments d’émerveillement.

Cinéma Strange, La Loco, Paris, 18-02-2007

Faites-en autant mesdames (;

Cinéma Strange joue principalement des extraits de ses deux premiers albums. Le récent Quatorze Exemples Authentiques… m’avait semblé tellement laborieux à écouter, les un ou deux morceaux qu’ils interprètent sur scène passent mieux.

Cinéma Strange, La Loco, Paris, 18-02-2007 Cinéma Strange, La Loco, Paris, 18-02-2007

Cinéma Strange, La Loco, Paris, 18-02-2007 Cinéma Strange, La Loco, Paris, 18-02-2007

Cinéma Strange, La Loco, Paris, 18-02-2007 Cinéma Strange, La Loco, Paris, 18-02-2007 Cinéma Strange, La Loco, Paris, 18-02-2007

Fin de Cinéma Strange, minuit passé. Ils ne font pas de rappel faute de temps mais Lucas donne rendez-vous au public le lendemain soir au Klub. Il est temps de partir, faut aller bosser demain, sans trop de regrets.

Pour finir, merci à la Loco qui fait jeter à l’entrée toutes les bouteilles d’eau histoire qu’on raque bien 4€ en l’échange de 25 généreux centilitres d’évian.

Plus de photos sur Flickr




Music for the Nazes

23 02 2007

Tu aimes Depeche Mode ? Tu aimes Michel Delpech ?  Tu aimes les counneries ? Alors hâte-toi de découvrir Delpech Mode !




Cinéma Strange au Klub ce soir ?

19 02 2007

A la fin de son concert d’hier à la Loco, Cinéma Strange a annoncé qu’ils seraitce soir ce soir au Klub.

D’après Lionel de Manic Depression, les portes s’ouvriront à 21h. Les deux groupes prévus joueront… comme prévu. Je ne sais pas à quelle heure passera Cinéma Strange, en dernier peut-on imaginer.

Vu la taille minuscule de la salle, il faudra se préparer à une soirée en environnement hostile !




Wallenberg au Klub le 11-02-2006

14 02 2007

Quelques petites photos du conocert de Wallenberg au Klub le dimanche 11 février 2006.

Wallenberg au Klub le 11-02-2006
Wallenberg au Klub le 11-02-2006

La (toute petite) salle était comble, tant mieux pour eux. Depuis la sortie de leur album en 2005, guitariste et bassiste ont changé. Il n’empêche qu’ils maîtrisent tous quatre leur registre et comme toujours nous offre un bon spectacle. D’ailleurs, c’est à mon avis un groupe qui gagne à être vu sur scène, ils y dégagent plus d’énergie que sur leurs enregistrements.

Des anciens morceaux, ceux de Wallenberg 80s, refont surface et de nouvelles compositions apparaissent. Et le groupe se paye le luxe de faire un rappel (pas évident car c’est une soirée avec 3 concerts).

Le concert s’achève au moment où mes yeux refusent de supporter plus longtemps la fumée de cigarette et je fuis avant la fin de la soirée. Malgré une bonne ventilation, le Klub reste bien trop petit pour accueillir tant de fumeurs.




Alien Sex Fiend is Zombified

22 01 2007

Je me suis rendu à la Locomotive ce dimanche 21 janvier pour voir le concert d’Alien Sex Fiend.

Un concert d’Alien Sex Fiend, c’est un peu l’Arlésienne : son annonce est immanquablement suivie plus ou moins rapidement par son annulation.

Or, cette année, point d’annulation ne vint. L’amateur pouvait donc difficilement se passer d’assister à un tel évènement.

Et pourtant, il eut été bien inspiré.

Première fausse note : le concert commence à 23h. Il y a toujours ce danger à la Loco : le concert commence tard et les misérables piétons doivent quitter les lieux avant la fin pour pouvoir prendre le métro. Bon, en même temps ce genre de concert dépasse rarement l’heure et demie donc on devrait être dans les temps…

La scène est assez bien décorée, de lambeaux de tissu, de bustes de mannequins décrépis et d’une poubelle dont Nik Fiend lancera plus tard le contenu (des crânes et des tibias) à la foule.

Le groupe arrive, premier morceau. Nik Fiend tient un recueil dont il déclâme le contenu. Il a la tête abîmée qu’on lui connaît et adopte la démarche lasse et incertaine que confère l’emprise de l’alcool ou d’autres substances.

Au second morceau, on n’est plus très sur que son attitude soit seulement un jeu de scène. Il débite ses paroles avec indifférence, trop souvent dos au public et semble surtout concerné par son verre et sa cigarette. Il parvient à rendre neurasthénique un morceaux au rythme effréné.

Plus tard, Nik Fiend parvient à s’animer et à s’impliquer dans le spectacle quelque peu. Mais on est assez loin du “show dantesque” auguré ici ou (ou, plus certainement, dans le dossier de presse).

Et voilà. Succession de prestations rendues interminables par leur carence en énergie. Je pars un peu avant la fin (souvenez vous, le métro) sans regrêts. Et me dis que s’ils avaient une fois de plus annulé, le mythe serait au moins resté entier.




Didier Super revient polluer le Bataclan

6 01 2007

Affiche Didier Super au Bataclan le 26 Avril

Dans le métro parisien, les publicités recèlent parfois des nouvelles intéressantes. Par exemple, le prochain concert de Didier Super au Bataclan le 26 Avril 2007. Bien entendu Didier Super ne passe pas qu’à Paris, il “honore” de son humour iconoclaste et grinçant les petites comme les grandes villes. On pourrait presque dire que sa tournée ne s’arrête jamais.

J’ai vu Didier Super en concert l’an dernier. C’est un spectacle qu’aucun amateur ne doit manquer ! Tout est fait pour surprendre le spectateur. Musicalement, les chansons n’ont rien à voir avec l’album : accompagné d’un batteur et d’un bassiste, Didier joue tantôt en acoustique, tantôt en version musclée (il faut dire qu’il officie également dans le groupe punk débile Zeu Discomobile). Les paroles ? Ben il les change pour pas que le public chante, parce que faut laisser les professionnels faire leur boulot, nom de dieu. Tout est sujet à des digressions où Didier se moque sans retenue du spectateur comme de lui même et des incohérences de notre société.

Sans trop dévoiler le déroulement du spectacle, voilà quelques photos (floues) qui montrent que Didier Super joue volontiers avec le public.

Didier Super chante pourles enfants

Didier dans le public (la scène est tout à droite)

slamming-Didier

Didier slamme

le public au pouvoir

Le public envahit la scène

Un concert qui a des allures de one-man show et où on rit à gorge déployée, c’est un évènement que je recommande le plus vivement !